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Les bureaux d'achats étayent ouverts le samedi jusqu’à midi, et rouvraient seulement le mardi matin. Donc le samedi 27 Avril 2013 sur le coup de midi, je me préparais a fermer la boutique quand une dame arrive.
La dame m'a dit qu'elle avait eu un oncle qui était curé et que elle avait hérité de quelques choses lui appartenant, et dont elle voudrait bien vendre. La dame m'a montré un anneau en or 750 millièmes, une chaine et une croix en argent. Je travaillais toujours avec un aimant, et quand j'ai passé la chaine avec la croix devant l'aimant, le tout est resté collé à l'aimant. Je pense que je ne lui ai pas dit que c’était de la ferraille, ce n’était pas mon style de travailler, j'ai du lui dire que l'argent ne valait pas grand chose, ce à quoi la dame me dit que finalement ça lui faisait mal au cœur de s'en défaire, et que vu que ça ne valait rien elle allait garder la chaine avec la croix comme souvenir.
L'anneau pesait treize grammes précises, j'ai fait une préposition d'achat que la dame a accepté, somme que comme tout achat j'ai payée avec un chèque de la société.
Je faisais les achats sur un facturier carbone triple feuille, j'ai donc relevé les coordonnées de la dame ainsi que son numéro de carte nationale d'identité, et quand j'ai remis le chèque à la dame avec la première feuille, la dame a regardé la feuille et m'a demandé de rectifier le code postale, ce que j'ai fait sur les deux feuilles restées sur le carnet, et comme j'avais toujours un petit mot pour rire, je lui ai dit que je n'avais pas l'intention de lui écrire, ce à quoi elle m'a répondu qu'on ne sait jamais.
Sitôt la dame partie, j'ai pris les achats de la semaine et je suis rentré à Châteauroux.
Arrivé à Châteauroux j'avais mon patron qui m’attendait comme d'habitude pour récupérer les achats, mais ce samedi il avait quelque chose de spéciale. Le matin avant de venir à Châteauroux mon patron était passé dans un autre bureau d'achats à Bourges et il avait acheté un album de cartes-postales.
C’était un album de cartes-postales du Vietnam. On a regardé les cartes mais il n'y avait pas grand chose de bien intéressant, à part une cinquantaine de cartes-photo (sans éditeur). On a décidé de garder les seize cartes (que je vous ai présentées sur les supports de couleur grise) vu que pour avoir un timbre collé, mon paru être une série. Le reste de l'album, mon patron a du le vendre de suite à un autre marchand, et il y a eu donc, une trentaine de cartes-postales de cette précieuse collection, que sont parties dans la nature, et sont aujourd'hui chez des collectionneurs qui ne savent pas ce qu'ils ont.
La totalité de nos achats de métaux or ou argent, à part quelques pièces en or, le tout partait de suite à la fonte, et quand j'ai remis mes achats au patron, je savais que l'anneau avait appartenu à un curé, mais je lui ai dit que c’était l'anneau du Pape Paul VI.
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Mon patron l'a pris, l'a regardé à la va-vite, et me l'a rendu en me disant de le mettre en vente sur le Net, en même temps que la série de seize cartes-postales.
Comme la société manquait de personnel, le mardi matin 30 Avril 2013, je suis donc retourné à Châtellerault pour ouvrir la boutique.
Une fois que j'ai ouvert la boutique, devant mon bureau on avait deux chaises, et j'ai remarqué sur la chaise de gauche, qu'il y avait une enveloppe marron. Je suis allé la chercher, elle n’était pas collée et je l'ai ouvert. Dedans il y avait six photos, deux en noir et blanc, et quatre photos couleur, et j'ai donc compris que la dame avait oublié son enveloppe.
La semaine qui a suivi la société a embauché un autre employé et, je suis revenu à Châteauroux, tout en laissant à mon nouveau collège la consigne pour le cas où la dame passerai demander son enveloppe.
Pour la façade de la boutique mon patron avait choisi comme couleur, un jaune blé or, ce que n'a pas manqué de déplaire aux gens de la conservation du patrimoine historique, qui lui on mené la vie dure, mais comme c’était quelqu'un que en avait vu d'autres, qui avait ramassé assez d'argent, et qu'avait prévu de vendre ses parts de la société pour aller bénéficier de son argent quelque part loin au soleil, çà ne l'a pas bien inquiété.
Quelques mois plus tard je suis donc retourné à la boutique pour enlever les plastiques autocollants jaunes, et débarrasser la boutique de toute la poubelle qui y restait (paperasse). C'est là que j'ai récupéré l’enveloppe de la dame, et chose curieuse, le facturier à triple feuille, avec les coordonnées de la dame. Le facturier était un document comptable, et n'avait aucune raison de se retrouver dans une boutique abandonnée.
Aujourd'hui plus de cinq ans sont passés, je suis passé devant la boutique il y a un mois, elle est toujours vide, telle que je l'ai laissé, et j'ai la certitude que la dame m'a laissé cette enveloppe exprès.
Vous avez compris que les images de la
page 32 viennent de cette enveloppe.
Je ne peux pas montrer les quatre autres images, mais elles prouvent bien des choses que je vous ai raconté, et entre autres, que le Cardinale Nguyen Van Thuan a bien porté cet anneau, et qu'il a présenté sa mère à Sa Sainteté le Pape Jean Paul II .
J'ai mis l'anneau en vente, ainsi que la série de seize cartes-postales, avec bien d'autres choses, mais dès qu'il s'agissait de conclure la vente de l'anneau ou des cartes-postales, il arrivait toujours un contretemps et la vente finissait par être annulée.
Au moment où mon patron a décidé de partir définitivement, il m'a laissé bien des choses de négatives ainsi que quelques babioles dont font partie l'anneau et le lot de seize cartes-postales de Robert, que je vous ai présenté sur les supports de couleur grise.
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